Cuisine · 28 septembre 2026
Cuisine éthiopienne : le guide pour commander et goûter
Première fois devant une carte éthiopienne ? Comment commander, comment manger sur l'injera, quels plats goûter en premier et comment composer un repas à deux ou à trois, avec les prix de ge'eza à Dakar.

Pour découvrir la cuisine éthiopienne, commandez un plat à partager et mangez avec les doigts. Les mets arrivent sur une grande injera, un pain souple et légèrement acide, que l'on déchire pour prendre une bouchée de sauce. Le plus simple est de partir d'un beyaynetu, l'assiette qui réunit sept plats de jeûne vegans, puis d'ajouter une viande comme les tibs ou le doro wot.
Comment un repas éthiopien est construit
Le repas se compose autour d'un plateau unique. L'injera est posée au fond, les sauces et les légumes sont déposés dessus, et des rouleaux d'injera supplémentaires arrivent à côté. Il n'y a ni assiette individuelle ni couverts obligatoires : le pain sert à la fois de support et de pince. On dit que l'on mange l'injera avec l'injera.
Les mots à retenir pour lire une carte sont peu nombreux. Un wot est un ragoût mijoté, souvent relevé au berbéré, le mélange d'épices de base. Un alicha est une version plus douce, cuite au curcuma. Les tibs sont des morceaux de viande sautés à feu vif avec oignon, tomate et herbes. Un firfir est de l'injera déchirée et réchauffée dans une sauce. Le kitfo est un tartare de bœuf haché à la main.
Ce que l'on peut goûter en premier
Le beyaynetu. C'est le meilleur point de départ. À ge'eza, il réunit Shiro, Misir, Fosolia, Gomen, Key Sir, Tikil Gomen et Alicha Ater Kik sur une grande assiette d'injera. Il se prend pour 1, 2 ou 3 personnes, à partir de 7 000 F pour une personne. Tous ces plats sont vegans, préparés à base de légumineuses et d'épices, sans beurre.
Les tibs. Viande sautée aux oignons, tomates et herbes fraîches, à 8 000 F. Un plat direct, qui plaît aux palais peu habitués aux épices. Le Derek Tibs, saisi jusqu'à caramélisation, est croustillant en surface et tendre à cœur.
Le doro wot. Poulet mijoté au beurre clarifié et servi avec un œuf dur, 8 000 F. C'est le plat de fête par excellence en Éthiopie, on y revient dans un article dédié : le doro wot.
Le Ye Fisig Beyaynetu. Pour ceux qui hésitent entre légumes et viande : trois sauces de jeûne et une sauce à la viande au choix sur la même assiette. Il coûte 7 000 F pour une personne, 10 000 F pour deux et 16 000 F pour trois.
Combien commander
Pour deux personnes, un beyaynetu pour deux, ou un plat de viande et un plat végétarien, suffisent en général. Pour trois, le beyaynetu pour trois s'impose : c'est le format pensé pour partager. Le kitfo, à 9 000 F, se commande 24 heures à l'avance : il faut en parler à l'équipe la veille, par téléphone ou sur WhatsApp au +221 78 660 07 07.
Si l'un des convives préfère un plat qu'il connaît, la carte propose aussi des pizzas, des burgers et, du mardi au vendredi le midi, un plat sénégalais du jour à 5 500 F, avec boisson et attaya. Cela permet à un groupe mixte de partager la table sans que personne ne soit contraint.
Comment manger, sans se tromper
On mange avec la main droite. Déchirez un morceau d'injera, servez-vous de la sauce ou du légume, refermez comme un petit paquet et portez à la bouche. Commencez par les bords du plateau, où les plats sont plus accessibles. Le geste du gursha, une bouchée que l'on glisse dans la bouche d'un proche, est un signe d'affection : on peut le refuser avec le sourire, mais l'accepter fait plaisir. Il fait l'objet d'un article à part : gursha, manger avec les mains.
Un conseil pratique : la sauce colore un peu les doigts et le pain, et le dessous du plateau, imbibé, est souvent le meilleur moment du repas.
Les boissons qui accompagnent
Le café est le rituel qui clôt le repas. Un macchiato éthiopien coûte 2 500 F. La cérémonie complète, avec les trois tours Abol, Tona et Baraka, l'encens et le dabo, est à 5 000 F et dure environ 45 minutes. Pour l'accompagner, le tej, vin de miel traditionnel, est à 3 500 F, et le birz, eau de miel, à 2 000 F. Les jus maison, bissap, gingembre ou bouye, sont à 1 500 F.
Le matin, autre entrée possible
Le petit-déjeuner éthiopien est servi de 8h à 11h : foul, chechebsa, genfo, enqulal tibs. Pour deux, le combo Foul, Enqulal Tibs et Chechebsa est à 8 500 F. C'est une bonne façon de goûter sans engager un grand repas : voyez le petit-déjeuner éthiopien.
Venir à ge'eza
La maison est au 656 avenue Birago Diop, à Point E, ouverte du mardi au dimanche, de 8h à 22h, fermée le lundi. Le soir et le week-end, il vaut mieux réserver. Vous pouvez aussi consulter la page du restaurant avant de venir.
Questions fréquentes
Faut-il aimer le piment pour apprécier la cuisine éthiopienne ?
Non. Beaucoup de plats sont doux, notamment ceux au curcuma comme l'Alicha Ater Kik ou l'Alicha Siga Wot. Le berbéré donne du feu à d'autres sauces : demandez à l'équipe de vous orienter.
Peut-on manger sans viande ?
Oui. Les plats de jeûne sont tous vegans, et le beyaynetu les réunit sur une seule assiette. Ils sont préparés sans beurre.
Le repas se partage-t-il vraiment ?
Oui, c'est le principe. Un grand plateau est posé au centre de la table et chacun se sert. Les portions de beyaynetu sont prévues pour 1, 2 ou 3 personnes.
Que boire avec ce repas ?
Le tej ou le birz pour rester dans la tradition, un jus maison comme le bissap, et le café en fin de repas. La cérémonie complète se prend de préférence à part, en prévoyant environ 45 minutes.

