Événement · 6 octobre 2026
Journée de l'Afrique, 25 mai : sens et façons de la marquer
Le 25 mai marque la fondation de l'Organisation de l'unité africaine à Addis-Abeba en 1963. Ce que cette journée signifie, comment la marquer à Dakar, et une table qui relie l'Est et l'Ouest.

La Journée de l'Afrique, le 25 mai, commémore la fondation de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Addis-Abeba, en 1963. Trente-deux États indépendants y ont signé la charte fondatrice. L'OUA a été remplacée en 2002 par l'Union africaine, dont le siège est toujours à Addis-Abeba. Cet article explique le sens de la date, propose des façons de la marquer à Dakar et montre comment une table peut relier l'Est et l'Ouest du continent.
Ce que l'on célèbre
En 1963, une grande partie du continent venait d'accéder à l'indépendance, ou s'y préparait. Réunir les chefs d'État à Addis-Abeba, capitale d'un pays qui n'avait pas été colonisé durablement, avait une valeur symbolique forte. L'OUA affirmait un projet : coopérer, défendre l'indépendance des jeunes États et soutenir les peuples encore sous domination coloniale.
Le Sénégal comme l'Éthiopie figurent parmi les États qui ont participé à cette fondation. La date du 25 mai est devenue, au fil du temps, la Journée de l'Afrique : un moment pour regarder le continent comme un ensemble, avec ses différences et ses ponts. L'article Éthiopie et Sénégal : les liens historiques revient sur ce que partagent les deux pays.
Pourquoi Addis-Abeba
Addis-Abeba est restée une capitale diplomatique du continent. Elle accueille le siège de l'Union africaine, ce qui explique que l'on parle parfois d'elle comme de la « capitale politique de l'Afrique ». Le choix de cette ville en 1963 tenait en partie à l'histoire de l'Éthiopie, qui avait conservé son indépendance au XIXe siècle et s'imposait comme un repère pour les mouvements panafricains.
C'est aussi à ce titre que Ge'eza, maison fondée par une Éthiopienne à Dakar, se reconnaît dans la date : un lieu qui relie l'Est et l'Ouest du continent. Notre article Addis-Abeba et Dakar, deux capitales développe ce parallèle.
Comment marquer la journée à Dakar
Il n'existe pas de recette, mais plusieurs gestes simples permettent de donner un sens au 25 mai.
Visiter une exposition. Les galeries, les musées et les centres culturels de la ville proposent régulièrement de l'art de tout le continent. Voir une œuvre venue d'un autre pays africain est une façon concrète de célébrer l'idée d'un continent en dialogue.
Écouter de la musique du continent. Un programme de musiques d'Afrique de l'Est, de l'Ouest, du Nord et du Sud, d'un morceau à l'autre, suffit à faire voyager.
Se réunir autour d'un repas. Les cuisines du continent racontent beaucoup de choses sur les échanges, les migrations et les emprunts. Un repas partagé reste un très bon prétexte pour parler.
Lire. Un roman, un essai, un recueil de poèmes d'un auteur d'un autre pays africain : c'est simple et durable.
Une table qui relie l'Est et l'Ouest
À Ge'eza, la carte réunit deux traditions. Côté éthiopien : le beyaynetu, qui rassemble sept plats de jeûne vegans sur une grande injera (7 000 F pour une personne), le doro wot à 8 000 F, les tibs à 8 000 F. Côté sénégalais, le plat du jour, du mardi au vendredi à midi, à 5 500 F avec eau ou jus local et attaya inclus : mafé le mardi, thiéboudienne le mercredi, supou kanja le jeudi, poulet yassa le vendredi.
Les boissons font le même pont : le bissap, le bouye et le gingembre, à 1 500 F chacun, côtoient le tej, vin de miel éthiopien à 3 500 F, et le birz, eau de miel sans alcool, à 2 000 F. Pour finir, la cérémonie du café éthiopienne, à 5 000 F par personne, environ 45 minutes en trois tours.
Cette rencontre n'a rien d'artificiel. Partager un plat à la main, qu'il s'agisse de l'injera ou du riz du thiéboudienne, est une pratique qui parle à beaucoup de Dakarois. Notre article soft power culinaire africain en explore les ressorts.
Dans la maison
Ge'eza se présente comme un hub dédié aux dialogues entre les civilisations éthiopienne et sénégalaise, un pont entre deux Afriques. La galerie réunit des artistes d'Afrique de l'Est, de l'Ouest et de la diaspora. Les éditions d'« Un pays à l'honneur », consacrées au Cap-Vert puis au Soudan, ont prolongé cette idée en invitant d'autres cultures du continent.
Les rendez-vous confirmés figurent sur la page agenda.
Venir à Ge'eza
La maison est ouverte du mardi au dimanche, de 8h à 22h, au 656 avenue Birago Diop, Point E, et fermée le lundi. Pour un repas de groupe ou une cérémonie du café, écrivez par WhatsApp au +221 78 660 07 07 ou réservez en ligne.
Une date, plusieurs lectures
Le 25 mai ne se vit pas partout de la même manière. Pour certains, c'est une date institutionnelle, liée à l'Union africaine. Pour d'autres, c'est un prétexte pour se rappeler que l'on appartient à un continent plus grand que son pays. Ces lectures se complètent, et chacun peut y mettre ce qu'il veut : une visite, un repas, une lecture.
Questions fréquentes
Que commémore la Journée de l'Afrique ?
La fondation de l'Organisation de l'unité africaine, le 25 mai 1963 à Addis-Abeba.
Qu'est devenue l'OUA ?
Elle a été remplacée en 2002 par l'Union africaine, dont le siège est à Addis-Abeba.
Comment la marquer à Dakar ?
En visitant une exposition, en écoutant de la musique du continent, en partageant un repas ou en lisant un auteur d'un autre pays africain.
Ge'eza organise-t-il un événement pour cette date ?
Les rendez-vous de la maison sont publiés dans l'agenda dès qu'ils sont confirmés.


