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Art · 22 octobre 2026

Les marchés du Sénégal dans la peinture, de Louga à Sandaga

Marché de Louga, Marché hebdomadaire, Jour de marché, Marché aux poissons chez Ibou Diagne ; Marché Sandaga, Colobane, Thiaroye chez Tampidaro : le marché sénégalais comme sujet récurrent dans deux œuvres de la galerie de Ge'eza.

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« Marché de Louga », œuvre d'Ibou Diagne présentée à la galerie de Ge'eza

Le marché est un sujet qui revient souvent dans la peinture sénégalaise contemporaine, et la galerie de Ge'eza en montre plusieurs exemples. Chez Ibou Diagne : « Marché de Louga », « Marché hebdomadaire », « Jour de marché » et « Marché aux poissons ». Chez Tampidaro : « Marché Sandaga », « Le marché de Colobane » et « Le marché de Thiaroye ». Toutes ces toiles sont disponibles, prix communiqué sur demande depuis leur fiche.

Le louma, une institution sénégalaise

Avant de regarder ces toiles, un mot sur ce qu'elles nomment. Au Sénégal, le louma désigne un grand marché périodique, le plus souvent hebdomadaire, qui rassemble pour une journée des vendeurs venus parfois de loin autour d'une ville ou d'un carrefour routier. On y trouve des produits vivriers, du bétail, des tissus, de la quincaillerie, selon les régions et les saisons. Ce rythme hebdomadaire, qui structure une partie du commerce rural et périurbain, donne justement son sens au titre « Marché hebdomadaire », que l'on retrouve chez Ibou Diagne et, sous une autre toile, chez Saadio : deux artistes différents ont choisi le même mot pour des œuvres distinctes, un rappel utile qu'un titre seul ne suffit jamais à identifier une toile précise sans préciser l'artiste.

À côté du louma périodique, les marchés urbains permanents de Dakar, comme Sandaga ou Colobane, fonctionnent au quotidien et tiennent une autre place dans la vie de la ville : ce sont des lieux de commerce de détail, souvent denses et animés, connus de tous les Dakarois.

Chez Ibou Diagne : quatre titres, un sujet qui se répète

« Marché de Louga », huile sur toile de 100 × 100 cm réalisée en 2023, nomme directement une ville du nord du Sénégal connue pour son marché, sujet de l'œuvre et non lieu de vie de l'artiste. « Marché hebdomadaire », huile sur toile de 100 × 100 cm, également de 2023, reprend le rythme même du louma dans son titre. « Jour de marché », acrylique sur toile de 70 × 90 cm réalisée en 2025, change de technique et de format pour le même sujet. « Marché aux poissons », huile sur toile de 180 × 120 cm de 2025, est le plus grand format de la série ; son titre renvoie au marché aux poissons. La fiche de Marché de Louga détaille technique, format et statut de cette toile.

Le fait que le même sujet revienne sous plusieurs titres et plusieurs techniques dit quelque chose du travail d'Ibou Diagne : le marché n'est pas nommé une seule fois, mais retrouvé dans plusieurs titres, avec une toile à l'huile ici, une toile à l'acrylique là, un format carré ou un grand rectangle selon les œuvres.

Chez Tampidaro : les marchés comme repères urbains de Dakar

Tampidaro peint pour sa part des marchés identifiés par leur nom dakarois. « Marché Sandaga », acrylique mixte de 100 × 120 cm réalisée en 2025, porte le nom du marché le plus connu du centre-ville de Dakar. « Le marché de Colobane », acrylique mixte de 100 × 100 cm, également de 2025, nomme un autre marché populaire de la capitale. « Le marché de Thiaroye », acrylique mixte de 70 × 50 cm de 2025, complète cette série par un format plus resserré. La fiche de Marché Sandaga donne les détails de cette toile. Ces trois titres renvoient, comme une large part de la production actuelle de Tampidaro, au Dakar urbain.

Huile et acrylique, deux matières pour un même sujet

Les toiles réunies ici relèvent des deux techniques principales présentes à la galerie. L'huile, choisie par Ibou Diagne pour certaines de ses toiles de marché, sèche lentement et permet un travail long de la matière. L'acrylique, qu'il emploie aussi pour d'autres œuvres de la même série, sèche plus vite et donne souvent des aplats plus nets. L'acrylique mixte de Tampidaro, propre à l'ensemble de son travail, suit une logique de matière encore différente, où plusieurs couches et plusieurs gestes se superposent. Aucune des deux techniques n'est supérieure à l'autre : elles donnent simplement des résultats de surface différents, visibles à l'œil une fois devant la toile.

Accrocher une scène de marché

Un accrochage pour une toile de ce type profite souvent d'un mur dégagé, d'un recul suffisant et d'une lumière qui n'écrase pas les reliefs de peinture. Pour les formats les plus grands, comme « Marché aux poissons » en 180 × 120 cm, mieux vaut mesurer le mur à l'avance et prévoir une marge de chaque côté.

Voir ces toiles et demander un prix

Toutes ces œuvres sont visibles à la galerie de Ge'eza, à Point E, aux horaires du restaurant, du mardi au dimanche, de 8h à 22h. Le prix de chacune se demande depuis sa fiche, ou directement par WhatsApp au +221 78 660 07 07, en précisant le titre exact et le nom de l'artiste pour éviter toute confusion entre deux œuvres homonymes.

Questions fréquentes

Pourquoi deux artistes ont-ils une toile appelée « Marché hebdomadaire » ?

Ibou Diagne et Saadio ont chacun réalisé une œuvre portant ce titre ; ce sont deux toiles distinctes, d'où l'importance de préciser l'artiste quand on la nomme.

Qu'est-ce qu'un louma ?

Un grand marché périodique, souvent hebdomadaire, qui rassemble des vendeurs autour d'une ville ou d'un carrefour routier au Sénégal.

Quels marchés dakarois Tampidaro a-t-il peints ?

Sandaga, Colobane et Thiaroye, dans trois toiles distinctes en acrylique mixte.

Comment demander le prix d'une de ces toiles ?

Depuis sa fiche sur la page galerie, ou par WhatsApp au +221 78 660 07 07, en précisant le titre et l'artiste.

Peut-on voir ces œuvres sans rendez-vous ?

Oui, la galerie se visite aux horaires du restaurant, du mardi au dimanche, de 8h à 22h.

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