Art · 22 octobre 2026
La culture urbaine de Dakar dans la peinture de Tampidaro et Saadio
« Break dance sous le pont », « Laisse-moi passer, way ! », « Attention, maman traverse ! », « Même pas fatigué ! » de Tampidaro, « Tik Tok » et « Ma moto » de Saadio : la culture urbaine de Dakar dans les titres de deux artistes de la galerie de Ge'eza.

« Break dance sous le pont », « Laisse-moi passer, way ! », « Attention, maman traverse ! » et « Même pas fatigué ! » sont quatre toiles de Tampidaro, en 50 × 50 cm, qui nomment des scènes de la vie urbaine dakaroise avec des expressions parlées plutôt que des titres neutres. À côté, « Tik Tok » et « Ma moto », de Saadio, nomment deux objets ou pratiques tout aussi contemporaines. Les six œuvres sont disponibles à la galerie de Ge'eza, prix communiqué sur demande depuis leur fiche.
Des titres qui parlent comme la rue
Ce qui frappe dans ces quatre titres de Tampidaro, c'est leur proximité avec le langage parlé : « Laisse-moi passer, way ! » et « Attention, maman traverse ! » sonnent comme des phrases entendues dans la rue plutôt que comme des titres de musée, avec une ponctuation qui porte l'exclamation jusque dans l'écrit. « Même pas fatigué ! » reprend une expression familière qui pourrait venir d'un enfant ou d'un adolescent après un effort physique. « Break dance sous le pont » nomme directement une pratique urbaine, la danse hip-hop, dans un lieu précis de la ville, sous un pont, souvent associé à l'appropriation d'espaces urbains par de jeunes danseurs.
Les quatre toiles sont réalisées en acrylique mixte, toutes au même format de 50 × 50 cm, et toutes datées de 2025. La fiche de Break dance sous le pont donne le détail de la technique, du format et du statut de cette œuvre, avec une photographie.
« Tik Tok » et « Ma moto », deux objets contemporains chez Saadio
Du côté de Saadio, « Tik Tok » et « Ma moto », technique mixte acrylique et Posca sur papier kraft, présentées sous verre, 60 × 50 cm, réalisées en 2025, nomment elles aussi des éléments très contemporains : un réseau social devenu un phénomène culturel mondial, et un objet du quotidien, la moto, moyen de transport largement répandu à Dakar. La fiche de Tik Tok précise la technique et le statut de cette œuvre, réalisée sur un support différent de celui des toiles de Tampidaro.
Deux artistes, deux formats, un même ancrage dans le présent
Ces six titres, qu'ils viennent de Tampidaro ou de Saadio, partagent un point commun : ils puisent dans le vocabulaire et les pratiques d'aujourd'hui plutôt que dans une évocation plus intemporelle de la ville. Le format diffère cependant d'un artiste à l'autre. Tampidaro travaille ici en 50 × 50 cm sur toile, un petit carré acrylique mixte, tandis que Saadio choisit le papier kraft sous verre, également en petit format, 60 × 50 cm. Ces petits formats, chez les deux artistes, se transportent et s'accrochent facilement, dans une entrée, un couloir ou un bureau.
Il faut noter que, chez Tampidaro comme chez Saadio, un même format se répète souvent pour des sujets apparentés : les quatre toiles de 50 × 50 cm sur la culture urbaine chez Tampidaro répondent, dans l'esprit, aux séries sur papier kraft de 60 × 50 cm chez Saadio, chacune formant un petit ensemble homogène dans la production de l'artiste.
Pourquoi la culture urbaine comme sujet
Peindre la culture urbaine contemporaine, qu'il s'agisse d'une pratique comme le break dance ou d'un objet comme le téléphone associé à un réseau social, ancre une œuvre dans un moment précis plutôt que dans une évocation générale de la ville. C'est un choix qui distingue ces toiles d'autres séries plus centrées sur les marchés ou les lieux historiques, et qui montre la diversité des sujets traités par les artistes présentés à la galerie.
Conserver ces petits formats
Les toiles de Tampidaro, en acrylique mixte sur toile, se conservent comme toute peinture acrylique : à l'abri du soleil direct, dans une pièce à humidité stable. Les œuvres de Saadio sur papier kraft, protégées sous verre, demandent en plus d'éviter tout ensoleillement direct sur le cadre, qui pourrait créer un effet de loupe localisé.
Tampidaro et Saadio à la galerie
Tampidaro et Saadio sont tous deux présentés à la galerie de Ge'eza depuis l'exposition « Lien commun » d'octobre 2025. La fiche artiste de Tampidaro réunit l'ensemble de ses toiles sur le Dakar urbain, tandis que celle de Saadio regroupe ses œuvres en technique mixte, sur toile comme sur papier kraft.
Demander le prix et venir voir les œuvres
Le prix de chacune de ces six œuvres se demande depuis sa fiche, ou directement par WhatsApp au +221 78 660 07 07, ou par e-mail à geezacultures@gmail.com, en précisant le titre exact et l'artiste. L'équipe répond avec le prix, les détails techniques et le certificat d'authenticité qui accompagne toute œuvre vendue. La galerie se visite sans rendez-vous, du mardi au dimanche, de 8h à 22h, aux horaires du restaurant, au 656 avenue Birago Diop, à Point E.
Questions fréquentes
Quelles toiles de Tampidaro évoquent la culture urbaine de Dakar ?
« Break dance sous le pont », « Laisse-moi passer, way ! », « Attention, maman traverse ! » et « Même pas fatigué ! », quatre acryliques mixtes de 50 × 50 cm, 2025.
Quelles œuvres de Saadio complètent cet ensemble ?
« Tik Tok » et « Ma moto », technique mixte sur papier kraft sous verre, 60 × 50 cm, 2025.
Pourquoi ces titres sonnent-ils comme des phrases parlées ?
Parce qu'ils reprennent des expressions entendues dans la rue, une façon d'ancrer les toiles dans la vie quotidienne de Dakar.
Comment connaître le prix d'une de ces œuvres ?
Depuis sa fiche sur la page galerie, ou par WhatsApp au +221 78 660 07 07.
Peut-on voir ces œuvres sans rendez-vous ?
Oui, la galerie se visite aux horaires du restaurant, du mardi au dimanche, de 8h à 22h.


