Art · 22 octobre 2026
Battling Siki, la toile de Tampidaro consacrée au boxeur
« Battling Siki », acrylique mixte de Tampidaro (150 × 110 cm, 2025), reprend le nom du boxeur devenu champion du monde en 1922. Les faits établis sur Battling Siki, le format de la toile et comment la voir à la galerie de Ge'eza.

« Battling Siki » est une toile de Tampidaro, acrylique mixte de 150 × 110 cm réalisée en 2025, qui reprend le nom du boxeur né Amadou M'Barick Fall à Saint-Louis en 1897 et devenu, en 1922, champion du monde des mi-lourds. L'œuvre est disponible à la galerie de Ge'eza, prix communiqué sur demande depuis sa fiche.
Qui était Battling Siki, en quelques faits établis
Amadou M'Barick Fall, dit Battling Siki, est né à Saint-Louis du Sénégal en 1897, la plupart des sources retenant la date du 16 septembre. Décoré pendant la Première Guerre mondiale, il devient boxeur professionnel et accède, le 24 septembre 1922 à Paris, au titre de champion du monde des mi-lourds en battant Georges Carpentier. Il est alors le premier champion du monde de boxe né sur le continent africain. Il perd son titre l'année suivante, en 1923, à Dublin. Battling Siki est tué à New York en décembre 1925, et ses restes sont rapatriés au Sénégal en 1993. Ces éléments, largement documentés, suffisent à comprendre pourquoi son nom reste une référence dans la mémoire sportive sénégalaise, sans qu'il soit besoin d'y ajouter quoi que ce soit qui ne soit pas établi.
Ce passage par Paris et par Dublin illustre aussi un pan de l'histoire de la boxe internationale au début du XXe siècle, où des combattants venus de différents continents se croisaient sur les mêmes rings européens, dans un contexte sportif et social qui dépasse largement le seul parcours individuel de Battling Siki. C'est un repère souvent cité quand on évoque les premiers champions du monde non originaires d'Europe ou des États-Unis.
Une toile, un nom, un sujet
Tampidaro a choisi ce nom pour une de ses toiles, en acrylique mixte, 150 × 110 cm, réalisée en 2025. Le choix d'un tel sujet, parmi d'autres toiles de l'artiste consacrées au Dakar urbain, aux ronds-points ou à Saint-Louis, montre une attention portée aux figures et aux lieux qui composent une mémoire collective sénégalaise, traitée ici par la peinture plutôt que par le récit. La fiche de l'œuvre, Battling Siki, donne le détail de la technique, du format, de l'année et du statut de la toile, avec une photographie.
Le format 150 × 110 cm
Ce format, proche du rectangle vertical, se situe entre les plus petites toiles de l'artiste et ses plus grands carrés. Il demande un mur d'une largeur raisonnable, avec un dégagement suffisant de chaque côté, et se prête aussi bien à un accrochage vertical qu'à une orientation plus large selon la pièce. Un recul de deux mètres environ permet une première lecture d'ensemble de la toile avant de s'approcher pour observer la matière de l'acrylique mixte.
L'acrylique mixte de Tampidaro
Comme l'ensemble de son travail actuel, Tampidaro réalise « Battling Siki » en acrylique mixte, une technique qui superpose plusieurs couches et plusieurs médiums pour construire une matière dense. Cette approche, cohérente d'une toile à l'autre dans sa production, se retrouve aussi bien dans ses scènes de rue que dans ses sujets plus mémoriels comme celui-ci.
Un sujet parmi d'autres figures et lieux de mémoire
Tampidaro n'en reste pas à une seule figure historique dans son travail. D'autres toiles de l'artiste portent sur Saint-Louis même, la ville où est né Battling Siki, traitée comme sujet de peinture à travers des titres distincts comme « Saint-Louis » ou « Le radeau de Saint-Louis ». Ensemble, ces toiles dessinent un intérêt pour les lieux et les figures qui composent une partie de la mémoire sénégalaise, abordés chacun par une toile séparée plutôt que fondus en un seul récit.
Conserver cette toile
Une acrylique mixte sur toile se conserve comme toute peinture acrylique : à l'abri du soleil direct, qui ternit les couleurs avec le temps, dans une pièce à humidité stable, dépoussiérée avec un chiffon sec et doux plutôt qu'un produit d'entretien quelconque. Ces précautions simples suffisent le plus souvent à préserver une toile sur plusieurs décennies.
Tampidaro à la galerie
Tampidaro est présenté à la galerie de Ge'eza depuis l'exposition « Lien commun » d'octobre 2025. Sa fiche artiste réunit l'ensemble de ses toiles, consacrées pour une large part au Dakar urbain, à Saint-Louis et à des figures comme celle de Battling Siki, toujours traitées sans biographie inventée au-delà des faits largement établis.
Demander le prix et venir voir la toile
Le prix de cette œuvre se demande depuis sa fiche, ou directement par WhatsApp au +221 78 660 07 07, ou par e-mail à geezacultures@gmail.com, en précisant le titre exact. L'équipe répond avec le prix, les détails techniques et le certificat d'authenticité qui accompagne toute œuvre vendue. La galerie se visite sans rendez-vous, du mardi au dimanche, de 8h à 22h, aux horaires du restaurant, au 656 avenue Birago Diop, à Point E.
Questions fréquentes
Qui était Battling Siki ?
Amadou M'Barick Fall, né à Saint-Louis du Sénégal en 1897, devenu champion du monde des mi-lourds en 1922 à Paris, premier champion du monde de boxe né en Afrique.
Quelle est la technique de la toile de Tampidaro ?
Acrylique mixte, 150 × 110 cm, réalisée en 2025.
Battling Siki a-t-il gardé son titre longtemps ?
Non, il l'a perdu en 1923 à Dublin, un an après l'avoir remporté.
Comment connaître le prix de cette toile ?
Depuis sa fiche sur la page galerie, ou par WhatsApp au +221 78 660 07 07.
Peut-on voir cette œuvre sans rendez-vous ?
Oui, la galerie se visite aux horaires du restaurant, du mardi au dimanche, de 8h à 22h.


